L'idée est intéressante, ne serait-ce que par le fait qu'elle commence à être exploitée par de nombreux services, mais elle risque d'avoir un impact limité, sauf auprès des Geek, ces passionnés qui savent à quel point les libertés sur les contenus qu'il achètent sont rarement respectées, surtout lorsqu'il s'agit de biens immatériels.
Pour permettre, justement aux internautes de mieux identifier leurs droits sur les contenus qu'ils achètent, Defective By Design, vient de proposer un logo explicite montrant que les contenus monnayables (ou non) - généralement liés au divertissement - proposés sur un site sont sans DRM, c'est à dire sans restriction d'usage.
Les DRM, faut-il le rappeler encore et toujours, ce sont des verrous numériques qui empêchent tout simplement l'acheteur de pouvoir profiter comme il le veut de ses contenus. Ils sont légions, et sont surtout présents pour permettre aux éditeurs de contenus de contrôler où, quand, et comment sont lues leurs œuvres. Il est de notoriété de leur part d'assumer les DRM comme un système anti-piratage, chose totalement incohérente en numérique. Le but non-avoué de ces DRM qui coûtent en plus cher à créer et à entretenir, c'est avant tout d'avoir le contrôle total sur leurs licences, afin de garder des droits exclusifs, notamment pour éviter que leurs concurrents ne viennent prendre leur place ou puissent à leur tour vendre les mêmes contenus.
Ce logo DRM-Free, disponible dans plusieurs formats se veut donc clair, et presque clairvoyant, en affichant la couleur, celle qui explique aux internautes que les contenus qu'ils vont acheter sont sans restrictions. Une méthode idéale pour redonner de la confiance aux Internautes.
De nombreux sites l'ont déjà déployé comme Magnatune, ccmixter, ou encore Clearbits...
Une initiative qui prend donc le contre-pied, par exemple du fameux label PUR, de la fameuse HADOPI en France, puisque ce dernier est surtout là en tant qu'indicateur pour montrer la légalité d'un contenu, celle que les Lobbyistes du divertissement veulent apposer partout. Mais, le label PUR n'affiche en rien le droit à chacun de profiter de ses contenus comme il l'entend, c'est même plutôt le signe d'un début de méfiance de l'internaute qui devra vérifier ses droits. Ce qui reste toutefois intéressant, c'est que le Logo DRM-Free n'est pas du tout incompatible avec le label PUR. Un contenu peut être légal et sans DRM, mais la symbiose des deux logos aura du mal à se faire. Les éditeurs auront même tendance à empêcher leurs boutiques de le déployer, parce que dans la tête de leurs dirigeants, le DRM-Free, c'est un aveu d'échec ou l'idée même que leurs contenus peuvent être déployés partout ailleurs. C'est donc le symbole d'un droit à copier qu'ils identifient comme un droit à "pirater".
Les livres numériques, aujourd'hui, chez les éditeurs à la dent longue sont justement pourvus de nombreux DRM, parce qu'ils ont peur des "transferts" de licence. Le résultat : ce sont les internautes qui trinquent et qui doivent acheter pratiquement pour chaque nouveau matériel qu'ils ont, un nouveau droit.
Il ne reste plus qu'à le franciser et mieux, à l’internationaliser.
Defective By Design propose le logo DRM-Free pour reprendre confiance

