Après le désormais célèbre Stuxnet, le virus ou plutôt le vers qui avait été implanté dans les installations nucléaires iraniennes, notamment pour interférer et obtenir des informations sur le programme d'enrichissement nucléaire du pays qui faisait polémique en 2010, et après le moins connu DuQu, un dérivé de Stuxnet, c'est au tour de Flame aujourd'hui d'apparaître.
Découvert dans les labos de Kasperksy, ce nouveau ver affectant surtout les installations Windows, est reconnu comme étant bien plus complexe qui ses aînés. Il fonctionne par modules avec 20 fois plus de lignes de codes que Stuxnet, et fait donc partie de ces cybers-armes les plus abouties. Il est capable de s’autodétruire et de supprimer ses traces avec un module de commande à distance.
Celui-ci serait en circulation depuis plus de 5 ans (quand même !) et est capable surtout d'espionner les infrastructures sensibles, des administrations, des entreprises... toujours dans le but de récolter des informations très ciblées, notamment ici et encore dans le Proche-Orient. Il a donc été créé pour choper des enregistrements audio, des documents, de modifier le comportement des ordinateurs, et d'accéder et intercepter tout ce qui peut servir tout comme sniffer le trafic internet et local.
La Cyber-Guerre avec Flame est réelle. Il a été écrit d'après sa complexité à n'en pas douter par un ou des États, et probablement même d'après ses premières analyses par les mêmes qui ont déployé Stuxnet. Il pourrait avoir été créé en partenariat entre Israël et les États-Unis. Flame n'est pas juste un simple et petit "virus" de blackhats ou de hackers hactivistes, et ne serait sûrement pas seul dans cette cyber-traque gouvernementale dédié au cyber-espionnage. C'est Cyber, non ? D'autres projets du même acabit pourraient donc bien exister encore, mais non-découverts, quand on sait que Flame est sur le "marché" depuis déjà plusieurs années. Il reste à imaginer l'évolution de ces nouveaux outils aujourd'hui. Touchant Windows, il reste à imaginer comment des installations sous Linux auraient pu faire l'objet de telles attaques. Voilà en tout cas de quoi potentiellement déclencher une véritable troisième guerre mondiale, si les pays visés pouvaient avoir une preuve certaine de ses origines. Flame est quand même une véritable déclaration des hostilités.
Flame, le cyber-espionnage à la sauce gouvernementale

