Elles sont quand même bien drôles ces industries du divertissement à la production culturelle lymphatique. Vous devez sûrement savoir que la RIAA et Microsoft passent leur temps à dénoncer auprès du service des réclamations de Google de nombreux liens, référencés dans son moteur de recherche et pointant vers du contenu (paraît-il) piraté. Il semble même bien que la RIAA et Microsoft soient les plus actives dans ce domaine dans lequel, les demandes de suppression de contenu protégé par des droits d'auteur sont largement majoritaires. Le mois dernier, ce ne sont pas moins de 2.418.160 URLs (adresses internet) qui ont été dégagées, avec un record de 719.416 URLs pour la seule semaine du 9 juillet 2012.
Google, pour se donner bonne conscience ou plutôt une bonne image de "censeur" obligé d'agir, propose donc à chaque fois un rapport de transparence bienvenu et montrant l'ampleur des censeurs du Web. Bien sûr, pour que ceux qui sont visés par ces demandes de suppressions qui peuvent être arbitraires puissent réagir, les notification sont envoyées et référencées avec les fameuses URLs sur Chilling Effects.
Seulement, le problème, c'est que Google référence aussi ces notifications de suppressions (takedowns en anglais) contenant ces millions d'URLs pirates et mises à disposition sur Chilling Effects. Du coup, Chilling Effects devient donc la plus grosse base de données d'URL à destination du piratage, et forcément, ça ne plaît évidemment pas à nos chères majors qui continuent têtes baissées à appuyer bêtement sur le bouton rouge d'Alerte, et ce, dans la débilité la plus profonde. En effet, même au fond du trou, elles nous font encore rire. en réclamant les retraits de ces URLs référençant simplement ces takedowns. Un takedown d'un takedown ; c'est très amusant. Et voici la preuve, puisque l'on retrouve bien dans ce takedown un autre takedown.
Vous connaissez l'histoire du serpent qui se mord la queue ? Je suis donc sous la menace d'un takedown, moi-aussi ; j'ai donné deux liens de Chilling Effects dans cet article.., Au final, ce n'est pas pour rien que les Majors veulent aller jusqu'à sanctionner le simple acte de donner un lien HTML, qui est le propre d'Internet, ce pourquoi à la base, il a été inventé. The Pirate Bay qui n'héberge absolument rien mais qui se contente de référencer des liens est sous la pression constante.
Au prochain takedown, un nouveau rapport sera renvoyé, et une nouvelle réclamation suivra. Voilà où en est la stupidité du filtrage et de la censure sur Internet.

I am not a Copyright, I am a free Takedown ! Ahahahahah

