Grooveshark n’existe plus en Allemagne. Au suivant.

grooveshark
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Voilà encore une bien triste nouvelle : Grooveshark vient d'être sommé de fermer son service en Allemagne. Le problème est en fait assez simple : la GEMA, l'équivalent de la SACEM en France qui gère tous les droits d'auteurs aurait demandé une cotisation bien trop lourde pour pouvoir officiellement être présente sur le territoire allemand. Elle aurait d'ailleurs bien augmenté ces derniers temps, comme par hasard... Même Youtube ou Dailymotion doivent subir la censure made in GEMA de certains de leurs contenus, de façon même parfois abusives..

D'après un représentant de Grooveshark, ce ne serait pas moins de 150.000 euros qui auraient été demandés ; une somme que ne peut évidemment pas prétendre sortir un service fonctionnant principalement sur un modèle gratuit.

Après les récentes plaintes lancées par un consortium de majors que doit subir le service de streaming, la pression est finalement claire : il faut faire tout pour que Grooveshark disparaisse afin qu'il ne reste qu'une ou deux plates-formes facilement contrôlables. Ce sera donc bientôt au tour d'autres pays de suivre le mouvement. Une méthode pratique pour éviter d'avoir à intenter des procès.

Malheureusement, les allemands n'ont toujours pas accès à Spotify non plus, ni même à Google Music qui reste pour le moment utilisables principalement sur le réseau américain, et du coup, l'offre légale est difficile à trouver. Simfy en est une, mais est-ce suffisant ? Ce qui est sûr, c'est que les majors ne semblent pas comprendre qu'à force d'éliminer les petites alternatives, il ne restera qu'une offre chère et inaccessible. La culture se paye et la culture, comme dans une certaine époque moyenâgeuse, elle ne doit être disponible que pour les riches. L'épuration numérique est en marche, pour un Internet aseptisé et civilisé, c'est certain. Pourtant, il serait temps de revoir tout le système basé sur le droit d'auteur qui, justement avec Internet, n'est plus adapté.

En conséquence, le piratage reprendra de plus bel, avec toujours plus de répression. Mais, cette fois-ci, à n'en pas douter, des solutions nettement plus anonymes et chiffrées qu'aujourd'hui, passeront par le P2P ou des systèmes privés et cryptés de partages. A force de mettre la pression à ce point, d'ailleurs, le retour de bâton risque aussi de faire très mal. Sale temps pour les internautes qui subissent de plus en plus la censure.