Hadopi ; une solution existait, j'en avais rêvé sans être le seul

Voilà une note que j'avais écrit en 2009 (dans un commentaire sur un article de Numérama je crois), au moment où la loi hadopi était rejetée au parlement, avant d'être de nouveau réintroduite pour devenir ce que l'on sait aujourd'hui : une grosse machine à gaz répressive qui ne rémunère pas les artistes et qui aime sanctionner les internautes en créant un écosystème complètement HS (Hors-Sujet et non Hors-Service)

Souvenez-vous, si vous n'avez pas cliqué, ça donnait ça :

J'ai rêvé d'un logiciel officiel pour le téléchargement d'albums musicaux et de films par p2p qui serait surveillé et qui donnerait des statistiques complètes et légales sur les téléchargements. J'ai rêvé d'une licence globale sous forme d'inscription à ce fameux logiciel qui couterait 2 euros par mois pour l'utiliser. J'ai rêvé que ce logiciel soit approuvé par les artistes et qu'il leur redonnerait 70% du capital collecté en fonction des statistiques de téléchargements. J'ai même rêvé que les producteurs de ces artistes toucheraient 20% du capital collecté. J'ai enfin rêvé que les 10% restant seraient reversé aux concepteurs et à la maintenance de ce logiciel et des serveurs. Puis, je me suis réveillé, et j'ai vu que mon voyant Internet sur ma box n'était plus allumé.

Si vous ne comprenez pas trop, c'est très simple : c'était une solution que j'avais envisagée pour proposer une offre légale adaptée au marché sur Internet. Imaginez simplement un logiciel de type emule mais payant via un abonnement mensuel (une sorte de licence globale), dans lequel le contenu serait téléchargeable et totalement légal Mieux, il serait même rémunérateur pour les artistes grâce à des statistiques de téléchargements... C'est en quelque sorte ce qu'avait fait LimeWire mais, de son côté, en profitant simplement du système. Seulement, dans la bouche des pirates en herbe, je ne pourrais vous dire le nombre de fois où j'ai entendu ceci : "je paye sur limewire pour télécharger donc c'est légal ! c'est la version gratuite qui ne l'est pas...". Cette solution était tellement légale que les maisons de disques réclament aujourd'hui à Limewire plus de 75 trilliards de dollars (en anglais). Elles ont vraiment un grain dans la tête au passage...

Donc, si ce type de solution est aussi rémunératrice et vaut autant d'argent que ces majors le disent, alors pourquoi ne l'ont-elles pas mise en place directement ? Surement parce qu'elles préfèrent dépenser les fortunes de leurs artistes dans des avocats plutôt que dans des experts techniques, capable de créer ce genre de solution. Peut-être aussi parce que ce modèle économique n'est pas du tout compatible avec le leur ? Un tel système, pour être juste et pour intéresser les internautes obligerait les majors à inverser les taux rémunérateurs pour prendre cette fois-ci la petite part. Bien sûr, elles aussi pourraient profiter du système, comme LimeWire, et s'octroyer toute la part du gâteau... Inconcevable !

En lisant cet article de bluetouff sur Reflets sur le Conseil National du Numérique, j'ai vu qu'il avait fait un schéma graphique et un peu plus technique de ce type de solution dont j'avais rêvé précédemment. Il faut donc croire que je ne suis pas le seul à y croire et à le demander, et surtout que ce genre de solution est envisageable.

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Crédit image


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