Voilà encore du lourd, du très pesant pour les libertés individuelles, et ça ne se passe pas de l'autre côté de l'Atlantique, mais bien chez nous, en France et surtout en Europe. Son doux petit nom digne d'une fonction d'un magnétoscope geek se nomme INDECT, traduit littéralement par, excusez du peu : Système d’information intelligent soutenant l’observation, la recherche et la détection pour la sécurité des citoyens en milieu urbain. Voici un premier lien en français, en provenance de Wikipedia concernant INDECT.
Difficile d'en faire le tour, tellement cette infamie liberticide est exécrable, à mille lieux d'une SOPA qui passerait pour un garde-manger, ou encore d'un ACTA qui servirait la soupe à quelques gérants de bas-étages à la morale guerrière. Pour accompagner ce projet, et ne surtout pas le laisser seul, nommons aussi son confrère SYSSEC, dont le but est de "penser l’Internet de demain, d’un nouveau monde”, comme le rapporte Internet Sans Frontieres. Deux projets qui partent à l’assaut des libertés individuelles.
INDECT, signifiant officiellement Intelligent information system supporting observation, searching and detection for security of citizens in urban environment est un projet et même un programme d'universitaires européens existant déjà depuis 2009 et financé par L’Union Européenne. Il est donc évalué en toute tranquillité dans la plus grande intimité, loin des pleurs des internautes déjà infectés et suspectés par leur simple présence dans ces si nombreux fichiers policiers. INDECT a pour but de mettre en exergue un programme composé de systèmes de surveillances intelligents, comme son sigle le prouve et aime même à s'en vanter, afin de détecter de manière automatisée, via des analyses comportementales, les menaces criminelles et terroristes grâce aux flux de données fournis par des caméras de surveillance, mais aussi via Internet.
Ces fameuses caméras de surveillance, qui ne cessent de pousser un peu partout comme des champignons toxiques dégageant un gaz liberticide dès qu'on s'en approche, servent bien la soupe à ce projet d'analyse des comportements auditifs et visuels des passants pour y dénicher les menaces et les comportements à risques. On ne sait jamais, des fois que le mot "bombe" (atomique ?) soit déversé dans la rue par un badaud en mal de sensations fortes, après avoir admiré de l'autre côté du trottoir une sulfureuse femelle très peu vêtue. Il est donc aussi question, avec ce programme, de profiler la population et non seulement des individus suspects pour reprendre les termes de Shami Chakrabarti, repris par COntre Info
Bien sûr, si le programme reste en libre accès, les fichiers et les documents, eux, ne le sont pas pour des raisons de sécurité comme le veut les projets de recherche en Union Européenne.
Un "nouveau" Big Brother dénoncé par les Anonymous
Ce qui inquiète, avant tout, c'est ce qu'il en sortira au final de ce projet. Son potentiel à sa finalisation peut amener la dictature douce, et un certain "1984" de G. Orwell. La surveillance généralisée se met déjà rapidement en place ; il ne reste plus qu'à uniformiser la pensée et les comportements qui déviraient d'une geste ou d'un mot plus haut que l'autre. Je vous laisse enfin, sur ces petites interprétations vers lesquelles nous nous tournons :
Benjamin Franklin :
Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux.
Jean De La Fontaine :
L'adversaire d'une vraie liberté est un désir excessif de sécurité.
Texte de Martin Niemöller :
Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.
Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester.
Ainsi que cet autre appel des Anonymous
Sinon, vous pouvez toujours retourner sur facebook et avoir une activité - paraît-il - normale.


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