Les forfaits mobiles en Belgique ? Cherchez l’erreur !

On a un peu de la chance dans notre malheur en France. On a un certain Xavier Niel qui aime s'immiscer dans la vie privée de ses concurrents, mais seulement dans le sens où il veut ironiquement propager "la paix des ménages", pour reprendre l'expression. Malheureusement, en Belgique, il n'y a pas de Mr Niel pour venir apporter une nouvelle concurrence et casser les prix des forfaits mobiles.
Comme l'homme d'affaire l'a d'ailleurs gentiment rappeler lors de sa conférence de presse free mobile, que les 3 opérateurs historiques se sont vus réprimander avec une petite amende record de 534 millions d'euros (à peine le pourboire de boursicoteurs) pour entente illicite. Et force est de constater, que jusqu'à ce que free arrive sur le marché, les prix des forfaits mobiles n'avaient que peu évolué, soulignant très probablement d'autres ententes du genre mais non punissables, ou pire, un marché définitivement acquis pour les parties en présence, incapables de trahir cette vieille entente pour secouer un peu le marché. Pourtant, depuis que free a débarqué, tous les autres opérateurs ont parfois baissé leurs forfaits d'une bonne quinzaine d'euros pour de l'équivalent. Comme quoi, la concurrence honnête est saine a du bon, et c'est précisément ce qu'il manque en Belgique.
Un internaute s'est penché sur le sujet en montrant via le site cherchezlereur.be les forfaits actuels avec leurs tarifs ; et ça fait mal, et même plus mal que chez nous, les fromages qui puent, avant même le débarquement de free. Jugez plutôt par vous-même !

Jusqu'à 90 euros pour un forfait à peine équivalent à celui de free payé 19,99 euros. Cela va-t-il changer ? Malgré l'arrivée d'un nouveau câblodistributeur, comme le rapporte lesoir.be, il n'y a que peu de raisons pour que cela change, comme le souligne d'ailleurs, toujours dans cet article, David Wiame, spécialiste Telecom chez Test-Achats.be. La routine est installée et les belges ne s'aventurent pas (comme pour le Picon Bière) assez à changer d'opérateurs régulièrement. Tant qu'ils gagnent (gros), ils jouent, et puisque personne n'a l'intention de faire bouger les choses, il n'y a plus qu'à chercher l'erreur.



