Opération Black March : une prise de conscience pour les consommateurs

Vous devez savoir que l'appel au boycott est interdit en France, et ceci n'en est pas un pour ma part, car je sais très bien que ce genre d'initiative n'est de toute façon jamais vraiment suivie ni même écoutée. On ne change pas les habitudes des consommateurs en période de crise qui ne consomment de toute manière plus ou peu.
En revanche, si je relaye cette information comme l'ami blogueur Nikopik, c'est pour démontrer qu'il y a une montée récente de satiétés liées aux overdoses de pouvoirs dont les industriels du divertissement ne cessent d'abuser pour tenter de protéger leurs modèles économiques vieillissants et complètement inadaptés avec Internet, ce support de l'abondance.
Le problème, c'est qu'ils ne font rien pour chercher à s'adapter, et ressortent depuis un siècle toujours les mêmes discours tout en se plaignant de perdre des parts de marchés à cause du téléchargement illégal, visiblement à tort, comme l'a aussi rappelé cet article.
Une riposte graduée progresse. Entre des blackouts, des DDoS visant les censeurs et un futur Black March 2012, lancé sur Reddit, qui propose de ne pas consommer de produits médiatiques (films, musiques, jeux, livres...) pendant tous le mois de mars prochain, date clef de fin d'année commerciale et des bilans, on sent bien la grogne monter. Comme vous l'avez donc compris, il s'agit bien sûr encore d'une énième réponse à la censure de MegaUpload et aux lois liberticides que sont SOPA, PIPA (une bataille de gagnée, elles sont "reportées", ou encore ACTA..
Un boycott ici, que je perçois davantage comme un appel à la réflexion et à la mise en évidence que le point faible de ces lobbyistes se situent au niveau du portefeuille. UN adage rappelle que le client est roi, mais les industriels semblent vouloir faire tout pour l'oublier.
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