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Tuer le Peer to Peer (P2P) est un concept quelque peu vantard d'une société russe qui vient de se voir accréditer et financer pour son "idée innovante" à hauteur de 100.000 dollars par Microsoft. Inutile de le cacher, Microsoft veut à sa manière et indirectement lutter contre le piratage de son système d'exploitation. Cette société révélée par TorrentFreak, c'est Pirate Pay, en hommage au célèbre annuaire de liens désormais exclusivement magnétiques, The Pirate Bay, que les majors veulent faire fermer à tout prix.

Le but de Pirate Pay est de flooder les clients des internautes pirates en faisant, avec quelques serveurs, comme si elle voulait télécharger les mêmes fichiers qu'eux. Sauf qu'au lieu d'envoyer et de partager le même contenu, elle envoie des signaux inamicaux capables de rendre fou les serveurs locaux sur les machines des internautes, pour les empêcher alors d'atteindre les segments des fichiers manquants.

La solution ? Identifier ces serveurs dédiés au troll, et les placer dans une liste d'IP à bannir, afin d'empêcher le client comme uTorrent de les joindre. Certes, la technique employée par Pirate Pay est bien opaque, mais le principe ressemble à celui-ci. Par conséquent, je suis un peu comme Saint Thomas : j'attends de voir la réelle efficacité de leur système pour le croire.

La lutte contre le piratage en s'attaquant au P2P n'est pas une mince affaire, et il va falloir se lever tôt. Si Walt Disney Studios et Sony Pictures se sont aussi mis à collaborer avec cette société russe, c'est qu'elles ont du temps et donc de l'argent à perdre. Comme disait Coluche "Et dire qu'il faudrait arrêter d'acheter pour ne plus que ça se vende" ; autrement dit, c'est le consommateur qui est roi. Enfin, protéger leurs œuvres est une chose, et s'adapter au marché de l'abondance en est une autre. Dommage qu'elles ne mettent pas autant d'énergie dans la seconde option.


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