Le HDR, kesako, comment faire ? Exemples et avis
Il semble que le phénomène soit en pleine expansion. Le HDR (pour High Dynamic Range ou plage à dynamique étendue) s'invite de plus en plus partout. Utilisé principalement en photo (mais pas que !), le principe de base est d'utiliser généralement 2 ou 3 photos - rarement plus, suivant le type d’exposition présent - d'un même cliché avec des sous et sur-expositions de façon à éclaircir les noirs, et à assombrir les blancs.
Comment fait-on un HDR ?
Comment fait-on une photo en HDR ? Plusieurs méthodes sont possibles. La plus simple : utiliser le bracketing (appelé aussi en français la prise de vue en fourchette) de l'APN. Il faut pour le réussir, utiliser un trépied, et l'appareil se chargera en activant ce mode de réaliser 3 clichés d'une même scène : un sous-exposé, un "normal", et un sur-exposé. Autant vous le dire : si vous voulez faire un HDR d'une scène en mouvement, ça va vite se compliquer. Toutefois, avec un objectif lumineux et une bonne montée en ISO, vous pourrez surement choper un animal calme. Sinon, on peut le faire soi-même en utilisant ses propres mesures en tiers d'IL (-2 / +2 est une moyenne forte). Il faut ensuite utiliser un logiciel pour rassembler les photos, et jouer avec les transparences et les courbes de lumières (j'en présenterai dans de futurs articles). Le résultat donne une image dynamiquement étendue et détaillée dans les noirs, comme dans les blancs. Il en ressort aussi très souvent une saturation prononcée des couleurs.
Deux camps s'agitent sur ce phénomène photographique (qui je le rappelle, ne date pas d'hier et d'Apple avec sa version 4.1 de son iOS) : Les pour et les contres. En ce qui me concerne, je suis un peu entre les deux, mais quand même plus contre. Ce genre de cliché est juste anti-naturel et ne respecte pas notre propre vision, incapable de faire la même chose (d'où cette sensation exagérée parfois difficile à traduire visuellement). En revanche, ce qui m'intéresse dans le HDR, c'est son aspect artistique, une fois bien exploité, dans lequel on trouve parfois quelques scènes qui se prêtent facilement au jeu. Comme pour tout, l'excessif peut déranger. Il vaut donc mieux éviter les scènes à très fort taux de contraste pour débuter, et préférer des zones plus sombres et fades d'origine, dans lesquelles rehausser les tons avec ce procédé redonnera cette dynamique perdue.
Voici un exemple en noir et blanc (usine à tout faire en photo mais dur à gérer) que j'aime bien.

Mais, c'est aussi ça :





