Vers la fin des vraies consoles de jeux ? Le marché en danger

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Rumeurs : la fin des jeux vidéo d'occasion sur consoles va bouleverser le marché. Vers une connexion permanente à Internet pour jouer ?


Je vous avais parlé de quelques rumeurs concernant la Xbox 720 Durango, il n'y a pas très longtemps. Sa grande rivale chez Sony se devait donc de faire parler d'elle. La PlayStation 4, qui se nommerait Orbis Vita (Le cercle de Vie en latin déformé "vitae"), n'était pourtant pas attendue avant 2016, Sony ayant annoncé un cercle de vie de 10 ans pour sa PS3, sortie en 2006. Oui, mais... sauf qu'un phénomène inattendu est en train de pointer le bout de son nez et pourrait très bien la faire arriver avant l'heure sur le marché, soit fin 2013. Ce phénomène pousseur, ce n'est même pas la Xbox 720 Durango prévue pour 2013 aussi, et qu'importe la course à la puissance, elles seront logiquement similaires, comme le veut la technologie de pointe d'une même époque.

Non, si la PlayStation 4 Orbis Vita et la Xbox 720 Durango vont pointer le bout de leur nez ensemble, avec un décalage sur le temps annoncé et prévu pour la PS4, c'est parce que, sans crier à la conspiration, les puissants éditeurs et lobbyistes veulent contrôler le marché de la vente des jeux vidéo sur toute la chaîne afin d'interdire la revente ou la location qu'ils estiment nuire à leur business. Paul Raines, de Gamestop était récemment venu dire quelque mots à ce sujet.

L'entente des 3 "opérateurs", ça ne vous rappelle rien ?

Pour réussir ce tour de force, il faut donc que les 3 principaux acteurs du marché, à savoir Sony, Microsoft et Nintendo jouent le jeu, et s'entendent en implémentant un système similaire de DRM qui permettrait d'empêcher les joueurs de pouvoir revendre leur jeux et ainsi de profiter du marché de l'occasion. Si pour Microsoft et sa Xbox 720, c'est une rumeur qui se veut plus que persistante, pour Sony, on n'a pas de mal à croire que ce sera aussi le cas. Du coup, l'harmonisation de ces deux "consoles" passerait bien par un lecteur blu-ray contrairement à ce que je pensais pour la Xbox 720 Durango. En revanche, le trublion de Nintendo qui vise souvent une cible plus jeune, pourrait jouer son jeu et ne pas rentrer dans ce nouveau système, cette pratique qui existe depuis que le jeux vidéo existe. Imaginez alors que dans un futur proche, on ne trouve plus que des jeux d'occasion pour les consoles Nintendo dans les boutiques encore ouvertes... ?!

La rumeur la plus folle et qui marque la fin des consoles

Mais la rumeur la plus folle du moment, ce n'est même pas l’annihilation totale et future du marché de l'occasion des jeux vidéo. En effet, que feriez-vous, en tant qu'éditeur, pour pouvoir être sûr que le jeu que vous vendez ne puisse pas être revendu après ? Vous le liez à la console une fois installé ? C'est une idée, intéressante, mais qui n'est pas suffisante. La meilleure idée, c'est de rendre obligatoire la liaison entre, non pas la console, mais un joueur et la licence d'utilisation d'un jeu, que l'on achète autour de 70 euros. Pour cela, il faudra d'abord se créer un compte sur Internet, mais pour une majorité de joueurs, c'est déjà fait avec la PlayStation Store et le Xbox Live. Il ne reste donc plus qu'à obliger les futurs joueurs de la future génération à avoir une connexion permanente à Internet, seul DRM capable d'assurer qu'un jeu numéroté le soit à tout jamais. Une pratique courante sur PC, comme par exemple avec Sim City 2013 et tellement d'autres... Bienvenue dans Steam sur consoles, bienvenue dans la nouvelle génération non plus de consoles comme on les connaissait, mais dans celle des boîtiers PC Multimédia et de divertissement pour la télévision haute-définition.

Un secteur et des emplois en danger

Peut-on y croire ? J'ose espérer que non. Tout le monde n'a pas une connexion à Internet chez lui, et forcer à se connecter pour pouvoir jouer pourrait même peut-être faire l'objet de nombreuses plaintes. Internet et certes un droit fondamental, mais c'est un droit, pas une obligation Orwellienne. Et puis, imaginez les grandes boutiques, les petites du coin, et les enseignes comme GameStop ? Imaginez qu'elles décident d'arrêter de vendre les consoles et les jeux neufs en signe de protestations ? Elles iraient de toute manière, avec l'impossibilité de proposer des jeux d'occasion, droit dans le mur, car faut-il rappeler : ces enseignes emploient parce que le marché du jeu vidéo d'occasion existe. C'est même sur cette base qu'elles vivent vraiment, et non sur les micro-marges laissées par les éditeurs et fabricants, avec leurs produits neufs ; ceux-là même qui servent, au final, simplement à faire gonfler le chiffre d'affaire... Mais Amazon, ou encore les grandes surfaces guettent les futurs succulents partenariats.

Moins de jeux d'occasion, ce sera aussi moins de ventes, et donc des jeux encore plus chers. Les joueurs n'achèteront plus qu'au coup par coup, et uniquement sur des valeurs sûres qui n'ont pas une durée de vie limitée à 5 heures ; un bouleversement radical que les éditeurs eux-même risqueraient de regretter...


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