Alors que ma configuration du moment est basée sur du quad-core, une 6970 d'ATI, et 8Go de RAM, j'ai voulu quand même m'intéresser à un système de bureau léger ; pas par manque de ressources, mais par envie de travailler vite et bien, sans avoir besoin de faire appel à de grands renforts de chipotages graphiques inutiles façon "m'as-tu vu", et dans lesquels finalement, on ne voit jamais facilement ce que l'on cherche.
Gnome, une histoire qui finit mal
Jusqu'ici, j'ai presque toujours utilisé l'environnement Gnome, et ce, depuis que j'ai installé ma première distribution. Mais sa troisième évolution, ne m'a pas rassuré après l'avoir testée, quant à sa réelle efficacité et surtout quant à son utilité sur un ordinateur de bureau. Les linuxiens sont généralement des bidouilleurs et n'aiment pas trop se faire assister comme le fait Gnome3. Mais il devrait plaire aux débutants. Pour ma part, j'ai la même pensée que Linus Torvalds, le papa de Linux a dit ceci, dans un commentaire sur Google Plus, à propos de Gnome 3 : "I'm using Xfce. I think it's a step down from gnome2, but it's a huge step up from gnome3.", que l'on peut traduire par : "J'utilise Xfce. Je pense que c'est un pas en arrière face à Gnome 2, mais c'est un énorme pas en avant face à Gnome 3".
KDE, mon non-amour
Beaucoup de linuxiens aiment aussi l’environnement KDE, beaucoup plus riche en terme d'effets graphiques. Il charme au premier regard, et par certains aspects, attire les windowiens qui trouvent en lui un équivalent nettement plus attirant et même plus configurable. Personnellement, j'ai toujours détesté cet environnement, et quelques soit la configuration de l'ordinateur, c'est plutôt moi l'utilisateur, qui ne le digère pas et qui le trouve toujours trop lourd graphiquement, même si on ne peut pas lui reprocher d'avoir une excellente réactivité et de magnifiques logiciels. Pourtant, je l'essaye de temps à autres, lors de nouvelles release importantes, mais la sauce ne prend pas ; je n'arrive pas à me faire à son organisation et à ses nombreux gadgets que je trouve inutiles. En un mot, l'interface est trop bordélique.
La découverte qui marque
Du coup, après avoir installé une PinguyOS surprenante, et même une Linux Mint accrocheuse avec l’environnement Gnome 2, je me suis installé une simple Xubuntu, presque par dépit et surtout par peur de voir débarquer une mise à jour de Gnome 3. J'ai du mal à croire que les distributions majeures sous Gnome 2 (même si la branche principale Ubuntu s'est orientée vers la surcouche Unity) resteront sur du Gnome 2 très longtemps. Enfin, il me semble d'ailleurs, que c'était la première fois que j'installais une Xubuntu. Celle-ci utilise l'environnement XFCE, que citait Linus. Xfce se veut en plus compatible avec les applications pour Gnome et KDE, ce qui m'a particulièrement surpris. Et là, j'ai eu un véritable coup de foudre.
Xfce, le coup de foudre
Le compromis offert par Xfce, entre la légèreté et les fonctionnalités dans une interface qui ne manque pourtant pas d'intuitivité va devenir sans égal avec l'arrivée de Gnome 3 dans le monde de Linux. Il sait à la fois se faire vraiment oublier, mais aussi montrer toute son efficacité quand on en a besoin. C'est en fait, ce que l'on peut attendre d'une distribution Linux. Sur les forums, beaucoup préconisent d'utiliser Xfce avec de petites configurations peu musclées. Personnellement, je le préconise surtout à ceux qui n'ont justement pas envie de se muscler le cerveau pour pouvoir s'adapter à l'environnement de son bureau. De par son approche assez simplifiée des menus, l'environnement Xfce n'en reste pas moins très configurable en pointant du clic les fonctions les plus indispensables. De l'intelligence, de la rapidité et de l'efficacité, dans une marmite très légère. Voilà comment on pourrait résumer cet environnement. Comme vous pouvez le voir, il est en plus relativement similaire, dans son approche et dans son utilisation, à Gnome 2 et ne devrait donc pas gêner ceux qui se sont habitués à cet environnement.
Les maux de la faim
Le seul reproche, que je pourrais faire à Xfce, c'est son gestionnaire de fichiers Thunar (équivalent à Nautilus) qui propose quand même le minimum syndical. Malgré ça, inutile d'en rajouter plus, je trouve que cette phrase de Linus Torvalds résume parfaitement bien la situation et c'est aussi exactement ce que je pense, de ce changement opéré par Gnome 3 aujourd'hui. Même si Ubuntu reste sur Gnome 2 avec son "Unity", cette surcouche ne fait pas que des heureux. J'aurai presque envie de dire que le futur d'Ubuntu sera donc dans cette branche, et plus dans l'officielle Gnome si les utilisateurs la désertent en masse, mais ce serait peut-être exagéré, car Unity reste tout de même plus digeste que Gnome 3.
Je vais quand même en profiter pour remercier l'équipe derrière l'environnement Gnome, qui m'a permis de me lancer et de me plaire dans Linux, il y a déjà quelques longues années, mais je voudrais aussi les remercier une dernière fois, pour m'avoir pousser à chercher une alternative qui m'a fait découvrir Xfce et que je ne pensais pas autant réussie - peut-être par pêcher d'orgueil surtout. Une chose est sûre : j'aurai désormais bien du mal à le quitter.
Mon bureau, en ce moment, ça donne ça, mais il évolue tous les jours.

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