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TweetJe vous ai déjà parlé de Akamusic, la régie communautaire dédiée à aider les jeunes (et moins jeunes) talents à sortir leurs albums musicaux. Fort de son premier succès, devant un esprit véritablement communautaire, elle n'a pas eu d'autres choix que de se faire investir par une major du disque que je n'affectionne clairement pas, sous prétexte de réaliser une diffusion et une promotion à grande échelle (là, déjà je me retiens de ne pas éclater de rire...) Depuis, je me concentre sur quelques albums dont j'estime avoir vraiment envie d'écouter, au compte-goutte, et dans un minimum de parts...
Mais, j'apprends aujourd'hui, que le modèle économique vient encore de changer, en ce qui concerne les fonds liés aux productions. Comme vous pouvez le voir, sur cette image, le classique single servant à promouvoir un futur album, ou mettre en avant un artiste bontempi disparaît, au profit d'un mini-album d'environ 6 titres. Le single coûtait 15.000 euros, le prix du nouveau s'envole. Sur ce coup, je trouve que ce n'est pas une mauvaise idée, je dirais même : enfin !
Concernant l'album, lui aussi le prix pour le produire s'envole. On passe de 50.000 à 80.000 neurones dans lequel on devrait pouvoir trouver jusqu'à 12 titres, et surtout deux clips. En revanche, là où je ne suis qu'à moitié surpris, c'est sur la promotion au niveaux des territoires. Comme si, la musique devait avoir besoin de territoires et de frontières ! Un concept aussi vague, de toute manière, que Brice de Nice à hawaï. Et après, ces majors s'étonnent quand on leur rabâche qu'elles ne savent pas s'adapter à leur nouveau monde...
En deux ans et demi Akamusic a réussi à faire sortir 45 singles et 3 albums (65 et 15 à l'horizon 2011). L'augmentation des tarifs de productions devrait très probablement réduire encore ce rythme, car faut-il le rappeler, les albums sont produits par les deniers de gens comme vous et moi. Enfin, quoique, certaines productions sont parfois boostées par des producteurs déjà dans l'ancien système... Concernant, les rétributions des parts une fois les albums mis en vente, on est toujours en 60/40/40 (devinez qui a la plus grosse ?), mais notez ces belles phrases :
Pour les producteurs :
Les CD seront également distribués en physique via Universal Music. Les recettes nettes de ces ventes physiques (déduction faite des frais de pressage, droits de reproduction mécanique, commission du distributeur, ...) reviennent à la société momentanée. 40% de l’ensemble de ces recettes nettes est redistribué à l’ensemble des producteurs au prorata de leurs parts.
Notez l'intelligibilité des points de suspensions ! Parce que c'est bien connu, les majors font très attention de ne pas créer des commissions temporaires et adaptatatives selon les situations.. Pauvres artistes !
Chers producteurs, sachez aussi que si vous voulez obtenir le CD, il vous faudra mettre minimum 2 parts, soit 10 euros, soit le prix au final de l'album. Quant aux commissions censées revenir vous conforter dans l'envie de produire à nouveau, sans vous assoir dessus, n'imaginez pas vous en servir pour les réinjecter dans un futur album (si c'est possible et prévu) ou, vous pourriez le regretter amèrement, tant les sommes sont infimes. L'augmentation, encore une fois, des productions réduiront davantage encore vos miettes de revenus.
Ne cherchez pas à investir pour gagner des neurones, Universal les a déjà en sa possession. En revanche, si vous aimez vraiment un artiste et croyez vraiment en son album, mettez deux parts, vous l'achèterez simplement en version dédicacée avec un peu d'avance sur les autres. Suis-je clair ?
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