Amie Street, une amie dans la rue qui vous veut du bien
Des méthodes économiques variées, et des idées d'adaptations en tout genre à ce phénomène appelé Internet pour une société, même musicale, ça ne manque pas. Pourtant, il faut croire que les principales majors de l'industrie musicale en sont dépourvues. On peut les comprendre, des idées, quand on est pété de thunes, on en cherche plus. En plus, c'est tellement plus simple et facile, pour survivre,de se faire valider des lois sur-mesure par ses keupins dirigeant le monde. Et, qu'importe qu'elles soient aussi liberticides qu'inefficaces... Vu comme ça, effectivement, l'adaptation en question porte un autre nom...
Pourtant, je viens de découvrir un concept original et qui montre que la musique gratuite n'est pas toujours synonyme de délinquance passible d'amendes pour contrefaçon. Avec AmieStreet, vous pourrez acheter, mais aussi profiter de nombreux morceaux gratuits. Le concept est le suivant, et il fallait y penser : au départ, un nouvel artiste dépose ses titres sur la plate-forme et n'importe qui peut les télécharger gratuitement. Si le succès est au rendez-vous, le prix des titres vnot commencer à grimper, et plus il y aura d'accrocs qui les prennent, plus leurs prix monteront, dans la limite maximum et dans ce cas "raisonnable" de 98 centimes. Le prix est donc ici fixé en fonction de la demande, et plus en fonction de sa soit-disante rareté (modèle économique actuel et vieillissant).
Mais Amie Street va plus loin, puisque il est même possible de gagner des crédits grâce à une fonction sociale de RECommandation qui consiste à marquer et à donner son avis sur des morceaux déjà "achetés". Si les titres revendiqués obtiennent du succès, vous gagnerez alors des crédits supplémentaires. Un genre de pari gratuit sur le succès, comme en bourse, sauf que là, on ne gagne pas des milliards sur le dos des artistes, bien sûr.
Actuellement, cette plate-forme musicale originale n'est disponible qu'en anglais. Il est toutefois possible de payer via Paypal, ce qui me semble être un gage de qualité, car Paypal couvre assez bien ses utilisateurs et si, on estime le bien ou le service non-conforme, on peut demander le remboursement de ses crédits envoyés. De plus, cela permet de ne pas donner directement son numéro de CB. Il est bon aussi à noter qu'une inscription vraiment simplifiée avec le minimum nécessaire est demandée ; Pseudo, mail et mot de passe, suffiront. Espérons que cela ne change pas.
Enfin, Amie Street commence à prendre une certaine maturité du haut de ses quatre ans d'existence. L'ergonomie du site est d'ailleurs bien réalisée, et un astucieux lecteur s'intègre à merveille pour profiter de tout ça. Les titres achetés peuvent être écouté via une bibliothèque personnelle et intégrée au site. Concernant son catalogue, ce sont des millions de titres qui sont disponibles dans différents genres, et c'est vrai, je vous ai en partie menti en début de cet article. En effet, Sony, (l'une des majors "citées") s'est associée avec Amie Street pour vendre toujours trop chers des albums largement déjà trop vendus, sans en plus respecter la règle de base du site. Et, toujours grâce à Sony, vous ne pourrez pas acheter certains albums en France, mais un bon VPN suffira. Vous voyez bien que l'adaptation, c'est pas leur truc à ces charognards...




