MP3 : l'alternative payante et illégale face aux majors

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J'aimerai ajouter ma petite contribution à cette excellente lettre ouverte de Virginie Berger, en vous présentant le problème par une alternative au téléchargement musical légal. Loin de moi l'idée d'envoyer qui que ce soit sur des sites que l'industrie musicale tente d'éradiquer en vain, mais force est de constater que si ces alternatives existent - et je dirais même pullulent -, c'est bien parce qu'il y a un problème d'adaptation de ces majors lobbyistes.

Le cas Mp3Sparks.com

mp3sparks.comJe vais donc juste prendre l'exemple de Mp3Sparks.com. Si, à première vue, ce site semble privée et fermé, il suffit d'aller sur Google pour trouver en moins de 30 secondes l'adresse permettant de s'y inscrire. Et, il faut bien l'avouer, l'alternative présentée par ce genre de sites russes n'en reste pas moins réelle et moderne, surtout lorsque l'on voit ce qu'ils offrent. Mais les Majors ne veulent surtout pas s'adapter et restent figées dans leur modèle économique suranné mais Ô combien profitable. Pourtant la demande semble forte. Pour rester dans le contexte des options de mp3sparks.com, celui-ci à la particularité et l'innovation de proposer différents formats dans différents modes de compression pour chaque album, et d'en ajuster le prix en conséquence.

Disons-le franchement, Napster et le p2p ont eu souvent du mal à proposer de la musique en haute qualité, et aujourd'hui, j'ai le sentiment que la demande tend de plus en plus vers la qualité plutôt que la quantité. Le format MP3 320, Ogg Q-10 et autres lossless sont donc de plus en plus demandés. Encore une fois, dans l'offre légale, il n'est pas rare de trouver couramment du MP3 VBR v2. Pour information, ce type de format propose une compression du son trop forte pour garantir la qualité CD et justifier les prix pratiqués.

Mais les sites russes sont payants, non ?

argent, billetsSur Internet, nous sommes très proches d'une économie de la gratuité, qui de surcroit ne manque pas d'abondance. La question que l'on peut alors se poser est : pourquoi dans ce cas, ces sites russes proposent aussi du contenu musical payant ? La réponse est simple : ils se placent sur un secteur laissé libre par l'industrie lobbyiste, en proposant du contenu pas cher mais, comme on l'a vu plus haut, de bonne qualité. Bien sûr, il faut le reconnaitre, ces sites ne doivent surement pas reverser un copec aux artistes. Hélas, ce sont toujours eux, les véritables oubliés dans l'histoire. Enfin, dans le cercle traditionnel, ces mêmes artistes sont exploités, (surexploités parfois) et ne sont pas toujours rémunérés non plus. Ce n'est pas forcément mieux.

Dans ce cas, peut-on légitimer ces arrivistes russes ? Non bien sûr, mais peut-on alors les blâmer ? Non plus, car c'est à cause de ces majors, si la place est libre. Elles n'ont jamais voulu proposer la même chose, qui pourtant permettrait aux artistes de trouver une autre source (petite mais abondante) de revenu. Vendre un album 3 euros ? "Pas assez cher, mon fils". Non, elles préfèrent continuer leur modèle économique basé sur la soit-disante rareté du disque, et augmentent même leurs parts du gâteau avec les formats numériques, qui pourtant ne coutent quasiment rien à produire.

Au final, ca fait quoi ?

L'internaute veut de la musique pas chère qui rémunère vraiment les artistes. A ces derniers de revendiquer eux-même leur musique sur le net en s'auto-produisant par exemple. On peut citer parmi tant d'autres SelfProd.com. Ils peuvent aussi demander aux internautes de les produire, comme avec Akamusic. Enfin, ce dernier est lui aussi malheureusement tombé dans les pieds d'Universal, qui va donc continuer de grignoter des parts aux artistes mais aussi aux pauvres producteurs. Ces majors ne supportent pas l'innovation et pompent partout toujours trop, sans se soucier de la part qu'il reste aux véritables ayant-droits. Une conséquence sans fin qui fait monter les prix (ou met en faillite les nouveaux projets) et qui incite donc au piratage.

Mais ces majors ont une ultime parade avant de finir d'agoniser : influencer les pouvoirs en place pour tenter de s'imposer par la force grâce à des lois sur-mesure par et pour elles. IPRED, Hadopi, Loppsi ne sont que quelques exemples locaux. Leur dernier espoir sera probablement de compter sur l'ACTA qui va tenter d'harmoniser mondialement toutes ces lois, pour faire tomber tout le monde d'un coup. Mais un coup pour rien encore ? Il suffit que des pays n'acceptent pas ce genre de lois, et mieux qu'ils demandent un véritable internet ouvert, comme l'Islande, pour que l'espoir d'un modèle juste et naturellement adapté à l'abondance ne faiblisse pas.



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