Spotify change encore une fois les modalités de fonctionnement, à partir du 1er mai prochain. Ceux ayant un compte gratuit, vont devoir faire avec ces quelques changements, que je copie-colle du blog officiel :
- Les nouveaux utilisateurs Spotify profiteront du service gratuit tel qu’il est actuellement pendant 6 mois.
- A partir du 1er mai, tous les utilisateurs ayant créé un compte le 1er novembre 2010 ou avant, pourront écouter chaque titre gratuitement 5 fois maximum.
- Les utilisateurs ayant créé leur compte après cette date verront ces changements s’appliquer 6 mois après la date de création de leur compte.
- De plus, le nombre d’heures d’écoute pour les utilisateurs gratuits sera limité à 10 heures par mois après les 6 premiers mois. Soit l’équivalent de 200 titres ou 20 albums.
J'ai peine à le dire, mais encore une fois, ce genre de changement est clairement demandé par les majors, qui veulent impérativeent limiter l'accès à leur catalogue. Le modèle gratuit sponsorisé par la publicité ne doit probablement pas suffire à payer leurs très lourdes charges. Plus loin, encore, c'est Monsieur Pascal Nègre lui-même, qui avait dit vouloir limiter au maximum le streaming gratuit. C'était donc bien une missive envoyée avec accusé de réception, pour que Spotify exécute à la lettre près ses ordes.
Sur le blog de Spotify, dans un blahblah commercial à la limite de l'insupportable, les fondateurs ont dit vouloir faire tout pour détourner les internautes et leurs utilisateurs du téléchargement illégal. C'est une bonne chose, c'est certain, sauf qu'en suivant de plus en plus près les envies des puissantes industries musicales, le service réduit peu à peu la réussite de cet objectif. Pourquoi faudrait-il supporter un service, certes, gratuit, mais qui devient de plus en plus limité, gorgé de surcroît de publicités, elles aussi insupportables ? Le but est à demi-mot avoué : inciter tous ses utilisateurs à passer à un modèle premium.
Quelle sera, après celui-ci, la prochaine évolution de son modèle gratuit ? Avec des majors toujours aussi inadaptées à l'environnement numérique, le risque n'est pas nul de faire un jour couler Spotify. Pour ma part, un peu à la Jiwa, je pense déjà que Spotify est mort, maintenu en liberté surveillée par les industries musicales spécialisées dans l'enrichissement par les taxes. Qui a dit Mafia ?

