Flattr innove pour rémunérer les artistes IRL.

Flattr, j'en ai déjà parlé ici, lorsque je l'ai découvert, et depuis, ce service continue d'évoluer. Le plugin pour WordPress subit quelques modifications mineures, mais sur l'ensemble, ça ne bouge pas beaucoup. C'est un peu toujours les mêmes qui reçoivent les flattries, c'est un peu toujours les mêmes aussi qui composent, en tout cas en France, la communauté des participants ; ceci expliquant surement cela. De ce fait, c'est un service qui ne semble pas attirer plus de monde que ça, sauf peut-être les ultra-g33k.
C'est en fait, selon moi, surtout à cause d'une mise en évidence des participants assez peu flatteuse sur le site officiel. Il faut dire que la mise en forme façon Digg-like n'est pas toujours ce qui se fait de mieux pour la compréhension et la mise en avant de contenus. Ça ressemble plus à un énième référenceur peu intéressant dans lequel trouver de nouvelles sources et de nouveaux articles à chérir ne constitue pas toujours une vitrine idéale.
Je me demande, par ailleurs, si je vais continuer de l'utiliser. Pourtant, j'aime le partage et la création, et surtout les jolis textes qui les accompagnent. Mais, peut-être faut-il s'investir davantage, et patienter toujours plus ? C'est surement ce que je ferais encore. Mais encore une fois, dans ce système, pour le moment fermé, on ne rémunère que les flattrulences des créateurs les plus connus, et pas forcément les plus créatifs. Mais du désir à la réalité, il y a souvent des rêves.
Mais, voilà probablement l'innovation majeure du système
Toutefois, une innovation et une ambition certaine vient de faire son apparition, qui pourrait peut-être changer un peu la donne. Rassembler le monde virtuel de la création sur internet, avec celui des artistes dans le monde réel, et ce, grâce à l'accessoire surement le plus utilisé des populations un tant soit peu développées : le portable.
Le but est d'avoir une simple adresse internet (un site vitrine, un blog, un projet ou un service en ligne) que l'on aura présenté au site officiel flattr, et de faire transformer le lien servant aux flattries en un code barre moderne capable d'être lu et reconnu par nos portables. Le service se nomme flattrirl. Il ne restera plus qu'à l'imprimer (sur T-shirt, flyer, poster, mog...) pour que chacun des donateurs puisse le scanner facilement, et ainsi rémunérer ses artistes du moment. C'est une bien bonne idée, je trouve, mais il reste encore la partie référenceur à revoir. Au moins, la rémunération se rapproche un peu plus du porte-feuille, et c'est déjà pas si mal.




