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# La musique pour cible (Spotify)

Il y a des idées qui font plaisir, et je vais vous parler d'un service du nom de Spotify, exploitant l'une de celles-ci. Le principe est assez simple. Grâce à des accords avec certains majors dans le domaine musical, comme Sony, Warner, ou Emi, pour ne citer qu'eux, Spotify met à disposition un logiciel qui permet de trouver et d'écouter les chansons dans une apparence typée Web 2.0. La lecture se fait bien sûr en streaming. En regardant sur leur FAQ, j'ai pu voir qu'ils utilisaient le fameux et libre format OGG Vorbis en qualité Q5 pour la diffusion, ce qui n'est pas si mal.

Si vous venez me lire un peu, vous devez vous demander ce que peut bien apporter ce "nouveau" service face à Deezer, par exemple. Et bien, j'avoue que les deux ne sont pas incompatibles et chacun a ses avantages et défauts. Je m'explique.

Du côté des avantages

Spotify a été étudié pour passer par le biais d'un logiciel, et pas du tout par un support de page web. L'avantage premier est d'avoir le service toujours à disposition, sans avoir besoin d'ouvrir un quelconque navigateur avec un claquage de page web parfois lourd. Les ressources mémoire utilisées sont par ailleurs très discrètes actuellement sur cette version Beta de test (0.3.9). 15 Mo de mémoire vive et 13 Mo en mémoire virtuelle, en lecture et avec une "page" d'affichée. C'est plutôt honnête à mon gout, surtout que le logiciel est très stable. Je regrette par contre son skin, qui devrait clairement se fondre dans l'interface choisie du PC. Celle imposée est un peu moche, mais parait-il que c'est à la mode. Oui, en même temps, sur Vista ou XP, j'utilise toujours cette bonne vieille interface façon Windows 2000 (classique), alors je suis surement inexcusable. Sinon, le projet à été lancé en fin 2008, et il est déjà remarquable de sentir une très belle maturité, notamment grâce à la bibliothèque proposée, et au système de mise en page et de recherche propres et bien faits.

Il est aussi possible d'y adjoindre notre compte créé sur last.fm, ce qui prouve quand même que les développeurs sont ouverts à la communication, à l'intégration, et surement aux partenaires indépendants. Peut-être qu'à l'avenir, d'autres services y seront ajoutés. En attendant, Spotify propose un système d'abonnement payant et gratuit. La seule différence réside dans le fait d'écouter dans la version gratuite des pubs. Elle ne sont pour le moment pas très intrusives, et ne surviennent que de temps en temps.

il est bien sûr possible de partager des playlists, d'en créer à volonté, et même de partager des playlists ouvertes, modifiables par les autres. Tout ça se passe alors grâces aux URI. C'est comme une URL, mais au lieu de lancer une page web, ça avertit le logiciel du demandeur qui s'exécute..

Un dernier point positif : le logiciel met à sa disposition un système de cache évitant d'avoir à emprunter trop de bande passante pour les utilisateurs écoutant souvent les mêmes chansons. Il est de plus attribuable en taille

Les inconvénients

Le fait que la musique soit publiée par logiciel peut poser certains problèmes, comme le traçage et la récupérations des données personnelles, même si à l'inscription, seuls un pseudo, un email, le code postale et la ville sont demandées. Pourquoi, à ce propos, il est aussi impératif de connaitre cette dernière information ? J'espère que ce n'est pas pour créer plus tard un système de frontière, comme dans l'exemple que je cite dans cet article.. Oui, hélas, mes craintes sont fondées, la preuve en image. Par ailleurs, c'est étrange que je puisse lire le "collector" de Duffy...

Reste à utiliser un serveur proxy configurable, mais là, je n'ai pas testé, mais il n'y a aucune raison que ça fonctionne, à moins de créer un nouveau compte en spécifiant une adresse étrangère...

Le système est fermé, c'est à dire que contrairement à Deezer, l'utilisateur ne peut pas proposer ses propres chansons. Il sera donc tributaire et dépendant du bon vouloir des majors en terme de disponibilité, même si comme je le dis un peu plus haut, le choix est déjà bien vaste. L'utilisateur est aussi obligé de s'inscrire au service pour pouvoir l'utiliser, et actuellement, à cause de la version beta, ça se passe uniquement par invitations.

J'aurai aussi tendance à dire que la bande passante utilisée est assez importante pour ceux qui n'écoutent que rarement les mêmes chansons.

Le mot de la fin ?

Enfin, selon moi, ce type de service fera parti des indispensables, encore faudra-t-il que le logiciel devienne portable, à la fois sur téléphones, PDA, ou clé usb, ce qui n'est pas impossible avec un petit cache et une connexion internet permanente. Cependant, si la musique ne passe pas les frontières virtuelles que les majors veulent bien nous attribuer, alors ce service ira directement à la poubelle, car la musique doit être universelle. Pour ma part, depuis que j'ai gouté aux restrictions virtuelles, le concept n'a plus du tout les mêmes valeurs, ni le même intérêt qu'au début, et j'ai passé beaucoup trop vite d'une phase à l'autre. Si, toutefois, vous voulez tester par vous-même ce que vous n'êtes pas autorisé à écouter, allez voir cet article.


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