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# Le téléchargement de nouvelle génération ?

Avec l'arrivée de lois chassant les téléchargements illégaux, les Geeks, principalement, mais, plus généralement les internautes habitués à ses pratiques vont (et ont déjà) modifier leurs habitudes. Ce sont par ailleurs vers eux que la température se prend, car ce sont eux, qui, en première ligne, font évoluer les nouvelles technologies, en les relayant.

Et, on le voit, depuis quelques temps, il semble bien que le P2P devienne aujourd'hui cette technologie vieillissante et dépassée, boudée même de plus en plus par le grand consommateur, peureux de se retrouver chassé à son tour, comme un vulgaire voleur, trop longtemps protégé. Mais le P2P n'était pas non plus LA cause principale des baisses de vente de disques. Remercions aussi le projet Melissa qui référence sur ce billet, les études réalisées sur le P2P.

La question qui fâche

Seulement, faut-il croire et en conclure avec cette dernière étude que le téléchargement illégal baisse, par la même occasion ? Il faudrait être quelque peu crédule pour le croire. Le phénomène ne baisse pas, mais les méthodes changent. Toujours plus discrètes, plus anonymes, elles n'en restent pas moins là. Aujourd'hui, et bien que ces techniques existaient déjà depuis quelques années, elles s'amplifient. Elles deviennent même ces moyens incontournables, toujours plus puissants, plus rapides, et plus faciles d'accès, pour obtenir les précieux sésames.

Les techniques actuelles

Il est à noter avant de commencer qu'une résistance s'organise, par exemple autour de ce wiki de la liberté, lancé par korben, qui fait partie de ces geeks rarement avares pour aider et dénoncer ce qu'il faut..

Avec les connexions à haut-débit, le streaming explose. C'est une technique qui consiste à regarder ou écouter "en direct" sur un site ce que l'on veut. Parfois, c'est légal, parfois pas. Plus old-school, les newsgroups, autrefois peu exploitées, justement à cause de l'abondance des réseaux P2P, retrouvent une nouvelle jeunesse. Mais ce moyen n'est pas le seul pour télécharger, et il est même de loin, le moins accessible pour l'utilisateur lambda. Ainsi, en parallèle, on peut aussi évoquer le "Direct Download". C'est une technique qui consiste à héberger toutes sortes de fichiers pour permettre aux plus grands nombres de les récupérer rapidement, en passant généralement par des référenceurs, comme Google. L'architecture se veut donc "client-serveur". Et, lorsque l'on voit le nombre de ces hébergeurs "spécialisés" est sans cesse croissant, il y a fort à parier que le succès de cette méthode y est pour beaucoup. En même temps, c'est un système assez logique, puisque ces hébergeurs font payer contre quelques petits euros, un nombre de téléchargements de fichiers illimités. Une aubaine. La liste étant très longue, difficile pour moi de tous vous les citer. Notons quelques-uns parmi les plus connus : Megaupload, Rapidshare, Uploading.com ou encore Storage.to.

Les conséquences

Le revers de la médaille, c'est que l'internaute n'a pas forcément les moyens de dépenser quelques euros par dizaines de services. Et comme à chaque problème, une solution souvent efficace existe, des débrideurs de ces services ont vite fait leur apparition : jDownloader en est un bel exemple. Le juste équilibre est donc en train de se créer, entre ceux qui ont les moyens et les autres, ce qui pourra forcer ces services à revoir à la fois quotidiennement leur protection, mais aussi leur tarifs. Comme quoi, la concurrence à du bon sur la toile.

Les différences

N'oublions pas et gardons en mémoire, tout de même, l'essence d'Internet : le partage. Si l'ancienne génération des téléchargements essayait de rendre tout le monde responsable, avec le partage en temps réel, la nouvelle génération se veut bien plus égoïste. En effet, un seul uploader (partageur) suffit pour que le monde entier dispose rapidement de son envoi, là où précédemment, il fallait que chaque téléchargeur joue un rôle dans l'expansion dudit envoi. Le problème, c'est que les "ayant-droits" lobbyistes ont préféré dépenser des sommes colossales pour faire voter des lois plutôt que de les utiliser pour s'adapter à cet environnement. Ainsi, à force de faire la chasse aux sorciers, le phénomène devient de plus en plus incontrôlable. En effet, demander à un service, à juste titre, de retirer des fichiers de ses serveurs ne fera qu'envoyer une épée dans l'eau ; rappelez-vous, ils sont si nombreux à citer. A voir : cette comparaison entre le p2p et le direct download.

L'analyse

Faut-il pour autant approuver ces méthodes ? Si cette chasse aux sorciers avaient été réellement pédagogique, les mentalité auraient évoluées dans le bon sens. Aujourd'hui, le consommateur sait qu'un artiste a besoin de vivre, mais à quoi bon nourrir des diffuseurs (distributeurs) qui réprimandes et tentent de mettre ses propres clients en prison ? L'internaute ne prendra pas de risques inutiles. Cependant, est-il préférable de payer un service d'hébergement qui profite du phénomène pour quelques euros, plutôt que des distributeurs légaux qui se gavent de toute manière sur le dos de ses propres artistes ? On peut apprécier le fait que ces hébergeurs appliquent, ni plus, ni moins, qu'une licence globale, mais hélas, le financement derrière ne revient pas non plus directement aux artistes. Parfois, même, ils subventionnent, par ce biais, des causes quelques peu inhumaines, mais l'internaute le sait-il ?

Vous verrez que dans quelques temps - et bien que les anti-hadopi prônaient plutôt la mise en place d'une sorte de licence globale - que ces mêmes acteurs demanderont aux internautes français, spécialement connus pour leur qualité de vache-à-lait, une taxe de quelques euros supplémentaires sur leur abonnement xDSL mensuel. Pourquoi ? Simplement pour officiellement entretenir les égouts, dans lequel passent les tuyaux, parce que leur usure liée à l'utilisation massive de leur bande passante est un vrai problème pour ces lobbyistes, à l'origine de ce qui leur arrive.

La solution

La solution existe, Elle pourrait être extrêmement simple, et vraiment rémunératrice pour les artistes, mais elle demanderait beaucoup trop d'efforts aux intermittents de diffusion pour être appliquée.


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