Wajam suit la tendance de la recherche sociale

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Avec Wajam, la recherche sur Internet se sociabilise. Le principe de ce service est d'analyser ce que twwet vos followers (ceux que vous suivez sur Twitter) afin de vous aider, lors de vos recherches, à trouver les réponses ou les sites qui ont déjà été proposés dans votre timeline. Il fonctionnera de manière similaire avec d'autres réseaux sociaux, comme facebook, bien sûr. Wajam est une société canadienne basée à Montréal, et l'idée d'une recherche sociale est quand même lumineuse. C'est d'ailleurs vers ce genre de direction que tous les acteurs importants du Web convergent en ce moment. Le récent fameux Google +1, dont je vous parlerais surement bientôt, en est la preuve.

C'est vrai que plutôt que de piocher dans les réponses algorithmiques et quelque peu rigides des moteurs de recherches, se faire conseiller des articles qui proviennent plutôt de gens que vous aimez suivre, et en qui vous donnez votre confiance, est nettement plus rafraîchissant, et forcément plus productif dans la qualité des résultats que vous pouvez obtenir. Avec Wajam, que vous devrez authentifier à vos comptes sociaux, lorsque vous rechercherez une information sur les principaux moteurs de recherches que sont Google, Yahoo, ou encore Bing, vous verrez des résultats différents et plus proches de vos besoins, conseillés par vos "amis".

Mais la grande interrogation du succès de ce service, c'est encore et toujours l'obligation d'intégrer un plugin pour votre navigateur. Cette obligation est un véritable frein au succès d'une entreprise. Mr Michu, l'internaute lambda, n'aura pas forcément envie d'ajouter un énième plugin et créé de la dépendance pas toujours appréciée.

Les boutons j'aime ou Google "+1" sont eux, intégrés en natif ; encore que le bouton "j'aime" dépend aussi son succès du bon vouloir des webmasters. C'est à la fois un atout très intéressant mais aussi un risque important, aujourd'hui non mesurable puisque le réseau social dispose de plus de 500 millions d'utilisateurs. Le bouton "j'aime" relie l'écosystème de facebook aux sites extérieurs, ce qui est pour moi sa véritable faiblesse. Un risque pour Wajam qui est bien plus important, puisque l'entreprise devra d'abord attirer à son tour des millions d'utilisateurs. Facebook pouvait se targuer d'avoir d'abord sa communauté qui a naturellement amplifié le phénomène de son bouton social.

Le pari est donc risqué, et dans un premier temps, la recherche sociale façon Wajam n'attirera surement qu'un infime pourcentage des millions d'utilisateurs de ces réseaux sociaux, ce qui est suffisant pour bien grandir. Toutefois, Il faut déjà relativiser le bouton "+1" de Google qui, quant à lui, ne jouera pas tout à fait dans la même cours, puisque celui-ci aura bien du mal à suivre les recommandations que l'on vous fait. En ce sens, il se rapproche et concurrence, pour sa part, davantage le bouton "j'aime", au principe relativement similaire.

Wajam s'ouvre donc la porte, et devra espérer convaincre avant tout. La qualité de son ergonomie et de ses résultats fera le reste. Il a aussi l'avantage de profiter des énormes communautés des réseaux sociaux pour cela. De là à dire, que que ce service connaîtra un succès retentissant est un risque que je ne prendrais pas, car qui sait ce que Google nous réserve à l'avenir, avec un "+1" qui exploiterait cette idée ?

Wajam devrait bientôt ouvrir ses portes. Pour le moment, afin de l'utiliser, il faut, dans un premier temps, twitter et "aimer" sur facebook (la fameuse phase pour attirer des utilisateurs) pour béta-tester le service.

Une vidéo d'introduction officielle de Wajam



Enfin, dans un principe quelque peu similaire, je vous parlais de Tumbup, que j'avais rencontré à LeWeb10. Sans parler de véritable recherche sociale, c'est avant tout un moteur de recommandation, mais dans un sens, l'idée est la même : proposer des résultats proches de vos besoins.


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